Le Minitel : l'Internet à la française
Pendant trente ans, des millions de foyers français ont consulté l'annuaire, réservé un train ou discuté sur un petit écran beige. Histoire d'un succès très français.
1978 : un rapport et une vision
Le rapport de Simon Nora et Alain Minc sur « l'informatisation de la société » donne le coup d'envoi d'une politique ambitieuse : relier les Français par un réseau public de télécommunications et d'informatique.
1980-1982 : de l'expérience au lancement
Le système Télétel est expérimenté à Vélizy dès 1980, puis déployé à grande échelle à partir de 1982. L'idée est simple : remplacer l'annuaire papier par un annuaire électronique, et pour cela distribuer gratuitement un terminal, le Minitel, aux abonnés.
Un kiosque de services
Très vite, les services se multiplient : annuaire, horaires et réservations de trains, banque à domicile, messageries, jeux, petites annonces. On y accède par des numéros en 36, comme le célèbre 3615. La facturation à la minute, via la facture de téléphone, finance les services.
L'arrivée du Web
Dans les années 1990, Internet arrive en France. Plus riche, plus rapide et moins cher, il remplace progressivement le Minitel, dont l'usage décline.
30 juin 2012 : la fin
Le service Minitel est arrêté le 30 juin 2012, après trente ans d'existence.
Ce qu'on y faisait
Annuaire électronique, horaires de train, réservation, banque à distance, messageries : le Minitel proposait des services que l'on a retrouvés plus tard sur Internet. Ses services se payaient à la durée de connexion, sur la facture de téléphone. Il s'est éteint avec la fin du service, en 2012.