Alan Turing, le père de l'informatique théorique
Mathématicien britannique, il a défini ce qu'est un calcul, aidé à casser les codes nazis et posé la question d'une machine qui pense.
1936 : la machine de Turing
Dans un article de 1936, Alan Turing décrit une machine imaginaire capable d'exécuter n'importe quel calcul décrit par étapes. Cette « machine de Turing » reste le modèle théorique de tout ordinateur.
La guerre : Bletchley Park
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Turing travaille à Bletchley Park, le centre britannique de décryptage. Il contribue à la conception de machines qui aident à décoder les messages chiffrés avec Enigma par l'armée allemande, un travail resté secret pendant des décennies.
1950 : le test de Turing
Dans un article de 1950, il pose la question « une machine peut-elle penser ? » et propose un test fondé sur la conversation : si l'on ne peut distinguer la machine d'un humain, la question perd son sens.
Un destin tragique
En 1952, Turing est condamné au Royaume-Uni pour homosexualité, alors illégale. Il meurt en 1954. Il a été gracié à titre posthume en 2013. Le prix Turing, souvent appelé « le Nobel de l'informatique », porte son nom.
Deux apports majeurs
D'une part le modèle théorique de la « machine de Turing », qui définit ce qu'un ordinateur peut calculer. D'autre part son rôle pendant la guerre dans le déchiffrement des messages codés. Le « test de Turing » reste une référence dans les discussions sur l'intelligence des machines.